juin 30, 2013

UGB : Pierre Goudiaby Atepa décortique ses « douze propositions pour un Sénégal émergent »

UGB : Pierre Goudiaby Atepa décortique ses « douze propositions pour un Sénégal émergent »Pierre Goudiaby Atépa a été l’invité du mouvement des Etudiants pour l’Excellence et l’Education (M.E3) lors du lancement de ses activités scientifiques ce samedi au campus social de l’Université Gaston Berger (UGB). Une occasion qui a été donc offerte au célèbre architecte de présenter son ouvrage « Oser, douze propositions pour un Sénégal émergent.» 

 

Dans le cadre du démarrage de ses activités à Saint Louis, le mouvement des Etudiants pour l’Excellence et l’Education (E3) a organisé ce samedi une cérémonie de présentation de l’ouvrage de Pierre Goudiaby Atépa. A l’occasion de cette rencontre, l’auteur du livre « Oser, douze propositions pour un Sénégal émergent », est revenu sur les conditions qui sont, selon lui, « essentielles » pour l’émergence du Sénégal.

Face à la presse, Pierre Goudiaby Atépa énumère quelques-unes « des plus importantes propositions ». A cet effet, il pense que la coopération avec les Etats-Unis constitue une opportunité à saisir. « Nous avons essayé d’analyser le Sénégal pour voir qu’est-ce qu’il fallait pour que ce pays africain qui n’est pas comme les autres puisse avoir l’émergence qu’il mérite. Et nous avons observé et constaté que le Sénégal, était un up-naturel. Et la proximité avec les Etats Unis doit être pour nous un atout à saisir » dit-il.

Pour que cette émergence puisse se réaliser, le ministre croit également qu’il serait intéressant du faire du Sénégal un Up industriel et intellectuel. Pour ce faire, il parle d’une éducation  autrement en indiquant que l’éducation est incontournable pour l’émergence du pays. « La matière première c’est l’éducation, mais une éducation orientée vers les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Il serait souhaitable que toutes les universités  du Sénégal soient connectées gratuitement. Dans ce cas, il serait opportun de réfléchir sur comment doter chaque étudiant d’un outil informatique» pense-t-il.

S’adressant aux étudiants, l‘ancien architecte-conseil du Président Abdoulaye Wade « estime que ceux qui cultiveront l’excellence, n’auront aucun problème pour trouver du travail. La politique, c’est après le diplôme. »

Toujours dans son allocution, le célèbre architecte Pierre Goudiaby Atépa affirme que des points tels que « l’utilisation de l’anglais comme la deuxième langue officielle du Sénégal, mais aussi l’utilisation de l’énergie solaire et l’orientation des programmes des médias surtout dans le but de recadrer certains jeunes » constituent entre autres d’importantes réflexions pour que le Sénégal puisse émerger.

Toutefois, Pierre Goudiaby se félicite de l’avancée en matière de politique énergétique. «Je suis heureux de pouvoir  constater que le Sénégal est en train de tout faire pour se mettre au diapason des pays qui utilisent l’énergie solaire » a-t-il conclut.

Abdourahmane Baldé, Coordonnateur national du M.E3 est largement revenu, quant à lui, sur la naissance de ce mouvement. « Le mouvement est né suite à un contexte très difficile de grève perpétrée par nos enseignants suite à des revendications et des protocoles d’accord qui n’ont pas été respectés par les autorités étatiques. On crée un sursaut   national  pour dire à ces professeurs que la grève est certes légitime, mais aussi nous sommes une génération qui risque d’être sacrifiée» a-t-il révélé.

En croire son coordonnateur national, le mouvement E3 a pour vocation surtout de relais pour les étudiants et ensuite pour tous les acteurs qui sont soucieux pour l’avenir et le devenir de l’étudiant.  C’est aussi un espace ouvert de communication, d’échanges et surtout d’actions en vue de vulgariser le savoir et de préserver les intérêts des étudiants. Toutefois, monsieur Baldé précise que « ce mouvement qui n’est pas syndical, ni politique. »

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juin 8, 2013

UGB : Démarrage de la foire internationale de l’étudiant, Biram Ndeck Ndiaye lance un appel : « Que les étudiants s’arment d’idées et de sagesse plutôt que de pierres ! »

UGB : Démarrage de la foire internationale de l’étudiant, Biram Ndeck Ndiaye lance un appel : « Que les étudiants s’arment d’idées et de sagesse plutôt que de pierres ! »Après une pause de deux années, la foire internationale de ‘étudiant reprend son envol. Cette année, elle se tient du 8 au 9 juin au sein du campus social de l’université de Saint Louis.

En prélude à la cérémonie marquant le démarrage officiel de la 7e édition de cet évènement sous régional ce vendredi, le directeur du Centre Régional des  Œuvres Universitaires de saint louis (CROUS) a fait face à la presse.

Selon Biram Ndeck Ndiaye, il y a eu une petite pause, mais c’était certainement pour mieux démarrer car comme vous le savez, la foire prend de l’envergure d’année en année et il était nécessaire de la repenser.

Revenant sur le contexte de la tenue de cette foire, le directeur du CROUS n’a pas tardé de mentionner les émeutes qui ont eu lieu mercredi dernier dans le campus pédagogique. Biram Ndack Ndiaye a essayé de rectifier le tir en lançant un appel à l’endroit des étudiants. « Il était bon de la tenir malgré qu’il ait quelques troubles lors de la journée de l’environnement. Les étudiants, on les attend sur le plan de la réflexion. Qu’ils s’arment d’idées et de sagesse plutôt que de pierres. Mais, en préparant cette foire, les étudiants ont donné leur rassurance» dit-il.

Selon le directeur du CROUS, la foire sous régionale de l’étudiant permet un brassage culturel entre les différentes communautés. « L’université regroupe plusieurs nationalités et chaque pays a fait montre de ses traits caractéristiques. Nous avons pu voir ce qui se passe ailleurs. Et il y a aussi des UFR qui ont fait montre de leur savoir-faire. »

Cette 7e édition de la foire de l’étudiant porte sur le thème « citoyenneté et développement ». En effet, monsieur Ndiaye estime que « l’étudiant ne vient pas du néant, il appartient à une culture. La foire c’est pour que chaque étudiant apporte ses connaissances, ses idées, sa culture et que chacun ait sa part dans le développement du pays.»

La foire qui a démarré ce vendredi doit se poursuivre jusqu’au dimanche soir. Durant trois jours donc, à part les expositions, des joutes oratoires, des fêtes foraines, des conférences autour du thème citoyenneté et développement et des concerts gratuits et un festival des origines vont se tenir au sein du campus social de l’UGB.

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juin 3, 2013

Université Gaston Berger : Dénonçant l’augmentation des frais d’inscription, les étudiants perturbent les enseignements pour « alerter l’opinion et mettre en garde les autorités publiques »

Université Gaston Berger : Dénonçant l’augmentation des frais d’inscription, les étudiants perturbent les enseignements pour « alerter l’opinion et mettre en garde les autorités publiques »Six(6) étudiants blessés dont 2 graves évacués à l’Hôpital Régionale de Saint Louis, tel est le bilan du face à face entre «Sanarois » et gendarmes ce matin sur la route nationale numéro II. En effet, pour dénoncer l’augmentation des frais d’inscription retenue dans les conclusions des concertations nationales sur l’avenir de l’enseignement supérieur, les étudiants Sanarois ont décidé de prendre d’assaut la route nationale et perturber les enseignements ce lundi dans cette université d’excellence.

Des jeux de pierres contre des grenades lacrymogènes, des pneus enflammés, rythmés par des cris et des chansons de l’hymne national par des étudiants, c’est ce qui a fait le décor du campus pédagogique de l’université de Saint Louis ce matin.

Interpellé, le président de séance de la Coordination des étudiants revient sur les motifs de ce mouvement d’humeur. « C’est le refus du président de la République, de son premier ministre et de son ministre de l’enseignement supérieur et de la Recherche de considérer les propositions des étudiants liées à l’augmentation des frais d’inscription qui a suscité l’indignation de toute la communauté estudiantine de Saint Louis» déclare Mamadou Mactar Ndiaga Gueye. C’est pour cette raison que le porte-parole des étudiants grévistes estime qu’ils ont décidé d’alerter l’opinion sur la situation qui prévaut dans l’enseignement supérieur.  « Il est d’une obligation morale de montrer à l’opinion que les étudiants n’accepteront jamais une telle augmentation » a-t-il ajouté.

Si l’on en croit les délégués des étudiants, une marche pacifique a été programmée pour rallier la ville située à 17 kilomètres de l’université, mais les autorités universitaires et celles administratives leur ont refusé la tenue d’une telle manifestation. Très remonté contre ces dernières, le secrétaire général de la Commission sociale invoque des raisons politiques. Selon El Hadj Dioumorou Dia, « pour des raisons purement politiques, le recteur a refusé cette marche, car comme vous le savez, le ministre de l’enseignement supérieur est son autorité de tutelle.»

Face à cette situation, les étudiants, par la voix de la CESL, haussent le ton et mettent en garde les autorités. « Nous allons perturber toutes les manifestations qui se tiendront à l’Université de Saint Louis, et aucun ministre ne mettra pas les pieds ici jusqu’à ce que le président de la République réagisse» a indiqué le président de Séance.  D’ailleurs selon ces représentants des étudiants, le ministre de l’environnement et le gouverneur de la région de Saint Louis devraient être présents ce matin à l’UGB pour le compte des activités des journées mondiales de l’environnement qui se tiennent actuellement dans la ville tricentenaire.

Si toutefois le décret en question passe, les étudiants Sanarois se disent prêts à observer une année blanche l’année prochaine. « Si le président prend ce décret, personne ne va s’inscrire, quitte à ce qu’on fasse année blanche » conclut Ndiaga Mactar Gueye. Et Cheikh Mbacké Sène d’ajouter que « si on demandait à Macky Sall une somme de 50 OOO francs pour s’inscrire à l’université, il n’allait jamais devenir président de la République. »

Rappelons que selon les conclusions des concertations nationales sur l’avenir de l’enseignement supérieur, les inscriptions s’établissent comme suite :  pour la première année, les frais passent de 5000 à 25 OOO frs, pour la deuxième année, l’étudiant s’inscrit avec une somme de 35 OOO frs, pour la licence l’inscription s’élève à 40000 et à 50000 pour le master et enfin pour le doctorat, elle passe à 135 000 francs.

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avril 8, 2013

Université Gaston Berger de Saint Louis : la crise perdure !

Université Gaston Berger de Saint Louis : la crise perdure !Au moment où des concertations nationales sur l’avenir de l’enseignement supérieur se tiennent à Dakar, l’Université Gaston berger de Saint Louis continue de sombrer dans une crise.

En effet, en assemblée générale ce lundi matin, la coordination a eu à informer la masse sur le bilan du mouvement enclenché depuis le 15 mars et qui avait été suspendu à la veille des vacances de Pâques.  Prenant la parole, le président de séance de la CESL se désole. « Nous n’allons perdre notre temps à écouter des propos mensongers » déclare Mamoudou Diallo. Car, continue-t-il « pour ce qui concerne le câble électrique, ils nous avaient dit qu’il était en cours de route, mais à la dernière minute, on nous fait savoir qu’on a fait une commande en France.»

Les délégués des étudiants ont aussi évoqué les travaux de l’UGB II. Selon eux, « nous rencontrons aussi d’énormes difficultés dans le campus pédagogique.» Et si l’on en croit Mamoudou Diallo, cela est dû au « manque de salles de cours. Chaque UFR sacrifie toute une journée de la semaine pour céder les salles aux nouvelles UFR. Nous réclamons donc l’achèvement des amphis de l’UGB II au plus tard en début de l’année prochaine» a-t-il martelé.

C’est pour toutes ces raisons que les étudiants grévistes haussent le ton et se disent déterminés à aller jusqu’au bout. A la sortie de la salle, le président de séance se confie à nous. « Nous n’allons pas laisser tant qu’on ne sera pas satisfaits» nous dit monsieur Diallo.

La crise persiste donc à l’université de Saint Louis car 72 heures renouvelables ont été encore décrétées. Ce qui fait déjà presqu’un mois de grève dans cette université d’excellence. Tous les examens qui étaient programmés sont par conséquent reportés en attendant la suite du mouvement.

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mars 25, 2013

Le Sénégal sous Macky Sall, un an déjà, quel bilan ?

Le Sénégal sous Macky Sall, un an déjà, quel bilan ?

Le 25 mars 2012, le Sénégal a connu sa deuxième alternance politique. Une nouvelle page s’ouvre. Les scrutins présidentiels ont porté Macky Sall à la tête de la République et les Sénégalais respirent après avoir frôlé le pire. Après des moments de tensions, de violences et d’instabilités sociopolitiques, la démocratie sénégalaise s’est consolidée davantage.

A un an, il serait certes très difficile de faire le bilan de tout un régime élu pour 5 ans. Mais vu les faits qui se sont passés, on pouvait se permettre de donner son impression. Dans tous les domaines, on remarque parfois des avancées, des réalisations, parfois on note des lacunes, des hésitations ou des failles.

Sur le plan politique, des réformes ont été faites. En effet, d’une quarantaine de ministres, on passe à 25 avant d’atteindre la trentaine. Un seul remaniement ministériel, un démissionnaire et quelques rajustements sont notés dans l’organisation ministérielle durant ces douze mois. Les élections législatives du 1er juillet ont donné 119 députés à la coalition présidentielle. Mais le choix du président de l’Assemblée nationale a failli semer des tensions au sein de cette alliance. Le choc des Moustapha a montré la face cachée de la coalition Benno Bokk Yaakaar.

Le nouveau fait politique sous l’ère Macky Sall, c’est la décentralisation du Le Sénégal sous Macky Sall, un an déjà, quel bilan ?conseil des ministres. En effet, durant une année, cinq régions ont abrité déjà ce conseil. Un certain nombre de promesses sont prises, mais leur réalisation tarde toujours à être effective. S’agit-il donc d’une nouvelle stratégie de clientélisme politique ou d’une simple volonté d’accueillir les doléances des populations locales ? Le temps dira.

Le Sénégal sous Macky Sall, un an déjà, quel bilan ?La traque des biens dits mal acquis et la lutte contre l’enrichissement illicite constituent l’actualité politique phare. Ainsi, une cour de répression de l’enrichissement illicite est mise sur pied et un procureur spécial nommé pour poursuivre les anciens dignitaires du régime libéral. Des enquêtes qui ont pourtant suscité un dysfonctionnement communicationnel dans le camp présidentiel notamment sur une éventuelle médiation pénale. C’est entre Maître el Hadj Diouf et Abdoulatif Coulibaly avant que le ministre de la justice Aminata Touré et le président de la République ne réagissent.

Toujours durant cette année, un autre fait politique a été marquant. C’est la fameuse motion de censure qui a été introduite par les Libéraux puis rejetée par la majorité parlementaire.

Le Sénégal sous Macky Sall, un an déjà, quel bilan ?Sur le plan socio-économique, des hauts et des bas ont été notés. En effet, en arrivant au pouvoir, Macky a diminué le prix de quelques denrées de première nécessité, mais les coupures de l’électricité ont repris de plus belle. La rareté des bonbonnes de gaz ont fait souffrir des ménagères et les inondations restent une principale préoccupation de  la société sénégalaise. La couverture médicale universelle et la protection civile ont été des préoccupations du régime de Macky Sall. L’Etat s’était engagé à faire en sorte qu’au moins 50 mille familles vulnérables bénéficient de la bourse de sécurité familiale, (d’un montant de 100.000 francs annuel), mais les bénéficiaires attendent toujours.

Le Sénégal sous Macky Sall, un an déjà, quel bilan ?Toutefois, la promesse du président d’employer plus de 5 mille jeunes dans la fonction publique cette année, a soulagé les diplômés, même si d’autres ont jugé cet acte d’une autre manière de remplir les fonds du trésor public. En tout cas, chaque candidat décaisse au moins une somme de 2 mille francs pour disposer de tous les dossiers requis.

L’Etat sénégalais a aussi pris des actes considérables dans le domaine agricole. En effet, de 135 FCFA, le prix de l’arachide est passé à 190 FCFA. Mais il ne s’arrête pas là. Le marché a été ouvert aux opérateurs économiques étrangers.

Toujours dans le domaine social, des catastrophes naturelles ont été à l’origine d’un certain nombre de mesures. L’incendie survenu à la Médina et emportant 9 âmes ont poussé le président de la République à réagir. Ainsi de l’interdiction de la mendicité, on passe au recasement des Daaras, suite à une forte pression de religieux et de la société civile.

Sur le plan sportif, toujours le même constat. Une lutte qui se démarque de plus en plus de son statut traditionnel, le basket qui tente de sortir la tête de Le Sénégal sous Macky Sall, un an déjà, quel bilan ?l’eau, et un football qui traverse une très mauvaise passe. En effet, le 13 octobre passé, les lions s’étaient vus humiliés, privés de la 28e coupe d’Afrique des nations, et chassés de leur « Véranda » par Drogba et ses coéquipiers. Suite aux incidents survenus ce jour là au stade Léopold Senghor, ce dernier a été suspendu et les lions sont obligés de défendre les couleurs nationales en dehors du territoire.

Dans le domaine de la santé, il n’y a pas de grands changements. Parfois, des hôpitaux comme Abbas Ndao deviennent plus « malades» que leurs patients, et des syndicats de santé se font entendre dans les médias.

Le Sénégal sous Macky Sall, un an déjà, quel bilan ?

Toutefois, concernant le secteur éducatif, c’est du, un pas en avant-un pas en arrière. Certes, l’année académique 2011-2012 a été sauvée. Mais les résultats sont toujours là. Le primaire, le secondaire et le moyen souffrent tandis que le supérieur grelotte. Des concertations nationales sont prévues pour sauver les universités, l’Etat s’est aussi engagé à insérer un nombre important de nouveaux bacheliers non orientés dans les écoles de formation privée reconnues par le CAMES, mais les problèmes sont loin d’être résolus. Si des étudiants ont marché des centaines de kilomètres, d’autres ont tenté de s’immoler par le feu et d’autres encore ont observé une grève de la faim pour crier leur rat de bol. Beaucoup d’entre eux sont victimes du fameux système LMD et d’autres veulent être insérés dans la fonction publique.

Pour ce qui concerne la justice, beaucoup de changements sont notés. D’aucuns parlent même d’un début de la fin de l’impunité. En tout cas, plusieurs « BOROM DARADJAS » (hautes personnalités) sont actuellement victimes de la sévérité de la justice sénégalaise. Un promoteur de lutte, des journalistes, et beaucoup d’autres hommes politiques sont actuellement mis en garde à vue. La détention du guide des Thiantacounes depuis le meurtre de ses deux talibés, survenu le 22 avril dernier à Keur Samba Laobé constitue aussi un fait marquant dans le secteur de la justice, même si Cheikh Béthio Thioune a finalement obtenu une liberté provisoire suite à une maladie. A cela, on ajoute la volonté manifeste de la part de la justice de retrouver tous les biens présumés mal acquis.

Le Sénégal sous Macky Sall, un an déjà, quel bilan ?Sur le plan diplomatique, une légère avancée est notée. En effet, après  une mésentente avec la Gambie suite à la condamnation à mort de certains sénégalais, d’autres faits sont venus apaiser ces tensions diplomatiques entre ces deux pays. C’est la participation de Yaya Dameh à la libération de 8 otages du MFDC.

Ensuite, d’A.B.C, Macky est arrivé à M.N. Dans le 2ème gouvernement de Abdoul Mbaye, Mankeur Ndiaye est mis à la tête du ministère des Affaires Etrangères. Les deux visites du président à son homologue Français et la venue du président François Hollande au Sénégal justifient la coopération entre Dakar et Paris. Mais aussi, les visites successives des présidents Malien, et Libanais, mais aussi du roi Marocain constituent une fois de plus la justification de l’ouverture diplomatique du Sénégal dans le monde entier.

Voilà, ça fait un an déjà que Macky Sall prend les destinées du pays. Des changements ou réformes voire des avancées dans certains secteurs, des retards dans d’autres domaines, mais le chemin est long. Certains se disent satisfaits déjà, d’autres manifestent leur déception, et d’autres encore continuent de patienter. N’est-ce pas la règle normale des choses…

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mars 18, 2013

Université Gaston Berger de Saint Louis : Réclamant de meilleures conditions d’étude, les étudiants déclenchent un mouvement d’humeur !

Université Gaston Berger de Saint Louis : Réclamant de meilleures conditions d’étude, les étudiants déclenchent un mouvement d’humeur !Depuis hier, il n’y a pas de cours à  l’université de Saint Louis. En effet, en assemblée générale tenue ce vendredi, les étudiants ont décidé de boycotter les amphis pour protester contre de mauvaises conditions d’études. Parmi les revendications des Sanarois, on peut citer entre autres l’achèvement des travaux en cours, le retrait des cartes d’étudiants, la mauvaise qualité de la connexion Wifi au sein du campus pédagogique et le retard du paiement des bourses de certains étudiants.

Les délégués d’étudiants par la voix du président de séance de la CESL, « réitèrent leur engagement et leur détermination pour la cause des étudiants ». Selon eux, ils ne peuvent pas rester sans actions devant une cause commune.

La coordination des étudiants de Saint Louis proteste contre la lenteur des travaux du nouveau village universitaire. Car selon le président de séance, « les étudiants vivent actuellement dans des conditions non souhaitables dans le campus social.»

L’autre point est relatif à la mauvaise qualité de la connexion internet. Selon les étudiants, il est inconcevable qu’une université comme Gaston Berger soit sans connexion internet. Les autorités universitaires avaient pourtant signé un accord avec l’A.D.I.E pour une couverture complète du campus pédagogique, mais selon les représentants d’étudiants, ces accords tardent à être concrétisés.

Le non retrait des cartes d’étudiants sont aussi mises à l’ordre du jour. En effet, à quelques jours des examens du premier semestre, certains étudiants n’ont pas encore pu retirer leurs cartes. Et sans ces dernières, la Bibliothèque universitaire ne prête pas de livres. Une situation due à « des problèmes techniques » n’enchante pas les étudiants.

Enfin, l’éternel problème des bourses est encore revenu. Depuis le démarrage des cours à l’UGB, il y a des étudiants qui n’ont pas encore pu entrer dans leurs fonds. Et d’après les représentants, « ils sont aujourd’hui des centaines d’étudiants à ne pas encore recevoir leurs bourses.» Un problème que les étudiants n’arrivent toujours pas à comprendre.

A l’université de Saint louis donc, les cours sont perturbés en attendant l’assemblée générale de ce lundi pour faire un bilan du mouvement d’humeur.

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